K(C)ongo, Fragments of Interlaced Dialogues // Sammy Baloji // 2021

K(C)ongo, Fragments of Interlaced Dialogues // Sammy Baloji // 2021

Exposition Sammy Baloji dans le cadre du Festival d’Automne [Africa 2020] aux Beaux Arts de Paris // Scénographie & conception des structures en bois. Il s’agit d’une réflexion par l’espace, le déplacement et la mise en relation d’éléments, autour de la généalogie des tissus Kongo. Ces tissus ont longtemps été des cadeaux royaux, jusqu’à ce qu’ils soient ‘déclassés’ à partir du XIXème siècle, et alors regardés comme des objets ethnographiques. Le projet travaille à rééquilibrer la généalogie de ces tissus en les mettant en dialogue, via notamment quatre tapisseries des Gobelins, avec l’histoire européenne de l’art et ses représentations de l’Afrique. De même, les motifs des tissus deviennent peintures abstraites, elles mêmes présentées dans des cadres en bois qui reprennent la scénographie du Musée de Tervuren au début du XXème siècle. Les trois planchers au sol matérialisent l’existence de cette double généalogie. Ainsi, visuellement, et dans l’espace, se tissent les enjeux de ces histoires croisées.

Lien site du Festival d’Automne : ICI avec une présentation du projet.

Et un article de Télérama qui résume bien le projet :

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Sammy Baloji exhibition as part of the Festival d’Automne [Africa 2020] at the Beaux Arts in Paris // Scenography & design of wooden structures. It is a reflection via space and the linking of visual elements, on the genealogy of Kongo fabrics. These fabrics have long been royal gifts, until they were ‘downgraded’ in the 19th century, and then seen as ethnographic objects. The project works to rebalance the genealogy of these fabrics by putting them in dialogue, notably via four Gobelins tapestries, with European art history and its representations of Africa. Likewise, the patterns of the fabrics become abstract paintings, themselves presented in wooden frames which take up the scenography of the Tervuren Museum at the beginning of the 20th century. The three floors on the ground materialize the existence of this double genealogy. Thus, visually, and in space, the issues of these crossed stories are woven.

The exhibition at the Beaux-Arts in Paris is the result of a collective work involving: Lucrezia Cippitelli, art historian, for documentary research on Italian collections. Anne Lafont, art historian, author of an essay on the contextualization of these tapestries. Jean-Christophe Lanquetin, scenographer, for research and development work around the staging of the exhibition. Cécile Fromont, art historian, for documentary research. Lionel Spycher, for the creation of lights. Ismael Benani and Orphée Grandhomme for the preparation of the paintings. Estelle Lecaille for coordination.

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L’exposition aux Beaux-Arts de Paris est le résultat d’un travail collectif auquel ont participé :
Lucrezia Cippitelli, historienne de l’art, pour les recherches documentaires sur les collections italiennes. Anne Lafont, historienne de l’art, auteur d’un essai sur la contextualisation de ces tapisseries. Jean-Christophe Lanquetin, scénographe, pour un travail de recherche et de développement autour de la mise en scène de l’exposition. Cécile Fromont, historienne de l’art, pour des recherches documentaires. Lionel Spycher, pour la création des lumières. Ismael Benani et Orphée Grandhomme pour la préparation des peintures. Estelle Lecaille pour la coordination.

 

Documents préparatoires :