Chronique d'une ville qu'on croit connaître // Wael Kadour - Mohamad Al Arashi

Chronique d’une ville qu’on croit connaître // Wael Kadour – Mohamad Al Arashi

avec Mohamad Al Rashi, Ramzi Choukair, Hanane El Dirani, Amal Omran, Moayad Roumieh, Tamara Saade.

texte Wael Kadour, mise en scène Wael Kadour, Mohamad Al Rashi, création son Vincent Commaret, création lumières Franck Besson, scénographie Jean-Christophe Lanquetin, traduction Nabil Boutros, surtitrage Dani Abo Louh, administration, production Estelle Renavant, production Perseïden. coproduction La Filature, Scène nationale – Mulhouse ; Kunstfest Weimar ; Le POC – Alfortville ; Tandem – Scène nationale Arras Douai ; Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine; en cours. avec le soutien de l’Afac (the Arab Fund for Art and Culture) ; Citizen Artists, Beyrouth ; Maison Antoine Vitez ; Sundance Institut ; Spedidam ; Fonds Transfabrik, Fonds francoallemand pour le spectacle vivant. accueil en résidence Atelier des Artistes en exil, Paris (dans le cadre du programme Amarre) ; La Filature, Scène nationale – Mulhouse ; Le POC – Alfortville ; Le Tandem – Scène nationale Arras Douai ; Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine ; Sundance Playwrights Residency – Berlin. texte arabe à paraître aux Éditions Mamdouh Adwan et traduit en français et anglais // Création à la Filature – Mulhouse les 15-16 janvier 2019.

Présentation sur le site de la Filature : La ville dont il est question est Damas, la capitale de la Syrie. Nous savons tous le drame qui la secoue depuis 2011. À cette époque, l’auteur de théâtre Wael Kadour vivait encore là-bas lorsqu’il apprit le suicide d’une fille qu’il connaissait. Disons qu’elle s’appelait Nour. Dès lors un questionnement le taraude : pourquoi, alors que se profile un changement majeur pour l’histoire de son pays, une jeune fille dans la fleur de l’âge s’abandonne-t-elle au désespoir ? Quelle peut être la tragédie personnelle qui la pousse à nous quitter à un moment où tout le monde attend de savoir comment les choses vont évoluer ? Wael fuit son pays laissant derrière lui de nombreux amis dont Mohamad Al Rashi qui sera arrêté cette même année. Les années ont passé. Les deux amis se retrouvent aujourd’hui en France et décident de s’associer pour mettre en scène ces chroniques dans lesquelles on suit divers personnages plus ou moins proches de Nour : infirmière, journaliste, agents, ami et parents. Les dialogues, à la manière d’une enquête sensible, dévoilent en creux la violence intrinsèque d’un système politique, économique et religieux. Une aventure artistique et humaine qui veut donner une voix à ceux qui ont décidé de ne pas choisir. Et peut-être faire entendre celle de Nour ; le personnage absent de cette pièce dont le prénom en arabe veut dire « lumière ».

 

Le dispositif scénographique est composé d’une palette de 84 parpaings, et d’un écran de sous-titrage, positionné en plein milieu de l’aire de jeu – la pièce sera jouée en arabe mais les surtitrages sont plus qu’une simple traduction, une présence, un partenaire de jeu.

 

Expérimentations du dispositif : Douai, nov 2018