Jean Christophe Lanquetin

Jean Christophe Lanquetin

Jean Christophe Lanquetin [www.jiceehell.net ] is artist and scenographer, living between Paris and Dakar. He teaches at La Haute école des arts du Rhin [Strasbourg], and is co-founder with François Duconseille of the Urban Scénos residency project [ urbanscenos.org ]. His practice shifts constantly between choreography, theater, installation, curatorship, experimental processes, etc. via multiple collaborations with artists from the African continent [Boyzie Cekwana, Faustin Linyekula, Andreya Ouamba, Sello Pesa, Fatou Cisse, Opiyo Okach, Steven Cohen, Sammy Baloji, Nastio Mosquito, Unathi Sigenu, Dieudonné Niangouna, Androa Mindre Kolo…], and also with Catherine Boskowitz, Guy Régis Jr, Leyla Rabih, Nina Stottrup Larsen, Dominique Malaquais… His practice, whether collaborative or solo [using video, drawing, photography and installation], seeks to unpack the notions of the stage, [re]presentation and spectatorship, via context based projects and art based research, in various urban places over the world. In 2017 he developped [with Catherine Boskowitz] Ordinary fictions, a theater and visual project in urban space based on the stories by inhabitants in an area of Medellin [Colombia], and then in the Caribean [Port au Prince and Fort de France], and France [Strasbourg…]. He is currently preparing a Urban Scénos residency project in La Meinau, a suburban neighborhood of Strasbourg.
His texts are regularly published by Chimurenga [Capetown – South Africa].
June 2018.

 

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Jc Lanquetin [www.jiceehell.net ] est artiste, scénographe et enseignant [à la Haute Ecole des Arts du Rhin / Strasbourg], co-fondateur avec François Duconseille du collectif ScU2 porteur des résidences de Scénos Urbaines [www.urbanscenos.org]. Scénographe, il travaille régulièrement aux cotés de chorégraphes et d’artistes venus du continent africain [Boyzie Cekwana, Faustin Linyekula, Andreya Ouamba, Sello Pesa, Fatou Cisse, Opiyo Okach, Steven Cohen, Sammy Baloji, Nastio Mosquito, Unathi Sigenu…], et avec les metteurs en scène Catherine Boskowitz, Leyla Rabih, Dieudonné Niangouna, Guy Régis Jr… Ses projets personnels, qu’ils soient collaboratifs ou solo, [mixant installations vidéo, photographies, dessins, textes], déconstruisent les notion de scène, de [re]présentation, de spectateur, via des projets articulés contextuellement, des dispositifs de recherche artistique dans l’espace urbain, et ce dans divers lieux de par le monde. Il développe actuellement avec Catherine Boskowitz le projet, ‘Fictions ordinaires’, en lien avec les habitants d’un quartier de Medellin [Colombie], recontextualisé dans la Caraïbe [Port au Prince et Fort de France] et en France [Strasbourg…]. Ses textes et photos sont publiés notamment par la revue Chimurenga [Capetown – South Africa]. Il est porteur du programme de recherche Play>Urban, à la HEAR / Strasbourg [www.playurban.org].

sept 2017

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En 2003, il conçoit la Caravane d’Africalia, « village » itinérant à base de containers qui parcourt quatre mois durant douze villes de Belgique. En 2009 puis en 2011 et 2013 (avec F. Duconseille), toujours à base de containers, la scénographie de la Biennale ADCNI à la Réunion. D’autres projets entre scénographie et installation ont été réalisés avec l’Atelier du Plateau (Paris), le Théâtre Paris Villette, le DEAF festival (Rotterdam)…

Depuis 2006, son travail d’artiste se construit principalement autour d’installations photographiques et vidéo : il a en particulier mené un long travail autour de la « sape » à Kinshasa. Travail exposé au PROGR, centre d’art contemporain de Berne ( festival « Afrique Noire », nov06), dans la rue à Kinshasa lors des Scénos urbaines 2006, en 2008 lors d’une résidence à Johannesburg (Joubert Park Project – commissariat Dorothée Kreutzfeldt & Athi Patra Ruga), en 2011 à Karachi (Spark & Amin Gulgee galery), en 2015 au Musée d’Art Contemporain de Varsovie (Lest the two seas meet, commissariat de Tarek Abou el Fetouh). Un texte sur ce projet a été publié en 2009 dans « African Cities Reader » (Chimurenga magazine), dans Lines, (Kudzanai Chiurai & Goodman Gallery – Joburg), et dans Rogue Urbanism (African Center for Cities, Capetown, 2013). Il développe sur le long terme une série d’installations photographiques et vidéo questionnant le devenir commun des villes contemporaines, en articulation avec des questions d’adresse aux ‘publics’, à Johannesburg, Port au Prince (Je cherche une ville), Dakar (the baobabs project), St Denis de la Réunion… Ces enjeux sont le fil principal de son travail et se déclinent aussi sous la forme de ‘non performances’, de présences : à la Bag Factory (Johannesburg 2005), il y montre une installation « La relation au spectateur est l’objet » ainsi qu’une performance « a Mikilist in Kliptown » à Kliptown (Festival Playtime, Soweto), puis au Drill Hall autour de l’Exposition Picasso & l’Afrique (mars 2006). La performance des « mikilistes » sera reprise dans une nouvelle version « Where are u from ? » à New Delhi en 2008 dans le cadre de KhojLive, festival de performances.

Entre 1999 et 2002, il imagine et construit le Théâtre Itinérant d’Eyala Pena, avec les artistes du Cercle Kapsiki & Manu Duro. Ce projet de structure théâtrale inscrite dans la ville, à Douala (Cameroun), scelle la rencontre avec les artistes du Cercle Kapsiki et mènera à la fondation du collectif ScU2 avec François Duconseille et en déc 2002 à l’organisation des premières Scénographies Urbaines (urbanscenos.org) à Douala. Depuis, les résidences de Scénos Urbaines ont lieu tous les 2/3 ans, rassemblant entre 20 et 30 artistes dans un quartier, suivies d’un événement public urbain :  Alexandrie (avec Gudran, 2004), Kinshasa (avec Eza Possibles, 2006), Johannesburg (avec The Joubert Park Project, 2009), Dakar, (avec la Cie 1er Temps / Andreya Ouamba) -, et lors de ‘By Night’, à St Denis de la Réunion (avec Courants d’Arts – Nathalie Gonthier), Port au Prince (Festival Quatre Chemins 2015), et à venir, Strasbourg (avec la HEAR et Pôle Sud), en 2019. Des événements ponctuent régulièrement la visibilité de ce projet en Europe et dans le monde : Joburg Artfair et Théâtre Paris Villette (2009), Focus09 durant Art Basel, 2009, Théâtre du Maillon, Strasbourg 2010 ; Dak’art 2010, Pôle sud, Strasbourg, Institut des Cultures d’Islam et Maison Rouge, Paris 2013…

En tant que scénographe il développe des compagnonnages avec des chorégraphes et artistes du continent africain : Faustin Linyekula, à Kinshasa entre 2001 et 2005 pour « Spectacularly Empty I & II », et en 2011-2012, sur La Création du monde, avec le Ballet Nancy Lorraine (création, Kunsten Festival, Bruxelles puis Théâtre de la Ville, etc.), puis pour un projet à Philadelphie en 2016 ; Opiyo Okach, pour la création puis la tournée de « Shift / Centre » (Nairobi, Limoges, Caen, Orléans, Bastia, Johannesburg, Durban, Maputo, Rio de Janeiro, Gerone, Halle, Londres…), et pour le projet « Border Border express » ; Augusto Cuvilas, pour « El tango de la muerte », son ultime spectacle, à Maputo en 2006 ; Andreya Ouamba, pour « J’ai arrêté de croire au futur » (Atelier de Paris, Théâtre de la Ville, 2015) et, à venir en 2018, « De quoi sommes nous faits ?! » ; mais aussi Sello Pesa, Boyzie Cekwana pour « Banana republics, here be dragons », Hamburg 2015, Sammy Baloji à la Biennale de Lyon 2015, la Galerie Imane Farès 2016, le Palais de Tokyo  2017), Nastio Mosquito, dans « The age I don’t remember… » à l’ICA Londres, 2015, Unathi Sigenu, au sujet duquel il a publié un long texte en avril 2017 dans le Chimurenga chronic …

Au théâtre, il a travaillé avec Philip Boulay sur plusieurs pièces de Bernard-Marie Koltès : Tabataba en 2003, présentée à Kinshasa, dans les quartiers, puis en août 2006 au Festival Paris Quartier d’Eté et à Salvador de Bahia en 2009 ; « La nuit juste avant les forêts » à Ankara, avec le Théâtre National Turc, « Dans la solitude des champs de coton » (Blanc Mesnil, Ankara, Istanbul, Lisbonne, Maputo 2004/2006), « Roberto Zucco » (Kinshasa, Ouagadougou, Niamey, Blanc Mesnil 2004/2006), et (dans le cadre de l’année de la France au Brésil) Combat de nègre et de chiens (Salvador de Bahia, 2009). Avec Philip Boulay aussi, Top Dog Under Dog, de Susan Lorie Parks, (Athénée, Paris 2007). D’autres collaborations plus anciennes : François Abou Salem, Danielle Bré, Hanan Kassab Hassan (metteure en scène syrienne), Alexis Forestier (les endimanchés), Clyde Chabot, Barbara Boulay… Depuis 2010 il accompagne le travail de Guy Régis Junior, (Moi fardeau inhérent, Tarmac de la Villette, Paris 2010, Dezafi, Tarmac 2015) ainsi qu’avec un projet (inachevé) à Port au Prince pour la construction d’un lieu théâtral expérimental à l’ENARTS (Ecole Nationale des Arts). Compagnonnage aussi avec Catherine Boskowitz (‘La dernière Interview’, de Jean Genet, avec Dieudonné Niangouna – Confluences 2010 & tournée en 2012 dans une dizaine de villes du continent africain, reprise à la Maison des Métallos en 2013) et Le Projet Penthésilée (Kleist), 2015, au Théâtre des Quartiers d’Ivry…). En 2016 et 2017 plusieurs projets importants : Antoine m’a volé son destin / Sony chez les chiens, une première collaboration avec Dieudonné Niangouna au Théâtre National de la Colline ; Chroniques d’une révolution orpheline (textes de Mohamed El Attar), mise en scène de Leyla Rabih, projet pour lequel, outre la scénographie, il réalise une série de pièces vidéo. Et avec Catherine Boskowitz, le projet ‘fictions ordinaires’ (fictionsordinaires.net), fait d’installations, de spectacles, d’expositions, dans des quartiers urbains, à Medellin, Fort de France, Port au Prince, Strasbourg, Bobigny…, événements construits à partir des récits des habitants.

Enfin, l’enseignement est une constante en lien avec sa pratique d’artiste. Outre de nombreux workshops de par le monde, JcL enseigne depuis 1994 à la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) / Strasbourg, à l’atelier de Scénographie (fondé et co-développé avec F. Duconseille). Dans ce cadre, il a été à l’origine, en 2004, du partenariat entre l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa et la HEAR qui a permis pendant 10 ans des échanges d’enseignants et d’étudiants et des projets entre les deux structures. Il a aussi co-porté en 2004 le colloque « Mais, où vont les spectateurs ? », (avec le Théâtre du Maillon, publié sous forme d’un cahier dans la revue Mouvement). Il mène depuis 2011 un programme de recherche en école d’art, Play>Urban, sur les pratiques artistiques dans l’espace urbain (partenariat avec la Wits School or Art / Johannesburg – voir play-urban.org). Dans ce cadre, un second colloque, en 2013, ‘Villes en jeux’, (coréalisé avec le Maillon, Pôle Sud, et diverses institutions strasbourgeoises). Play>Urban développe actuellement de nouveaux projets dans le quartier de la Meinau à Strasbourg.

(actualisé juin 2017)